l\'indigné

Mario Draghi ou le pompier pyromane

 

 

photo de Opération Révolution France.

 précarité 2.jpg
 
 

"Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur"

 

Hollande, les banques françaises et la dette grecque - ZEC plus ultra

" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

 

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

 
 
Pourquoi la France n’a pas besoin de se serrer davantage la ceinture en 2013
Magazine d’information économique et sociale. Tout sur l’actualité économique et sociale en France et dans le monde.
 
 
 
 

3 % de déficit budgétaire l'an prochain, c'est au moins 300 000 chômeurs supplémentaires. Il faut apprécier cet objectif en termes de déficit structurel et non de simple déficit constaté.

L’économie française stagne et la zone euro est entrée en récession. La situation économique n’a aucune chance de se redresser notablement au cours des prochains mois. Prendre dans ce contexte des mesures d’austérité supplémentaires pour tenir, coûte que coûte, l’objectif de 3 % du PIB de déficit public en 2013 freinerait davantage encore l’activité et pousserait le chômage vers les sommets. Avec au final, d’ailleurs, un déficit plus important que prévu comme le montrent les exemples de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie malgré des efforts considérables. Les réformes récentes de la surveillance budgétaire européenne – « 6 pack » et Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)

Mario Draghi ou le pompier pyromane

Par Jacques Sapir  |  7 septembre 2012     →    Imprimer

 
Directeur d’études à l’EHESS et directeur du CEMI-EHESS

 

andré sapir,clemente de lucia,florence pisani,mariano rajoy,mario draghi,mario monti,bce,conditionnalité,omt,outright monetary transactions,rachats de dette,smp,goldman sachs,mario draghi ou le pompier pyromane,jacques sapir,economie,poitique,sciété


Ses derniers articles

→  ses articles


Articles liés :

Les mesures décidées par la Banque centrale européenne (BCE) le 6 septembre ont favorablement influencé les marchés. Mais cet enthousiasme sera de courte durée. Ces mesures ne peuvent en effet cacher la victoire des thèses les plus dures de la Bundesbank. Loin de soulager la zone euro dans la durée, elles ne peuvent, au mieux, que lui apporter un répit très temporaire. La crise de compétitivité et les forces de récession et de dépression vont continuer de s’étendre et leur effet se fera très rapidement sentir.

 

La président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé la mise en place d’un dispositif d’intervention sur le marché secondaire des dettes souveraines, désigné sous le nom Outright Monetary Transactions (OMT). Ce dispositif prévoit la possibilité, pour la BCE, de racheter une quantité qualifiée d’« illimitée » de titres d’une maturité de 1 an à 3 ans, mais aux conditions suivantes :

  1. Le pays qui voudrait bénéficier de l’OMT doit en faire la demande et accepter les conditionnalités attachées aux programmes d’ajustement fiscaux et budgétaires que sont le (FESF) et son successeur, le Mécanisme (MES). Ou bien accepter un programme similaire, dit « de précaution », le Enhanced Conditions Credit Line, (....) .
  2. Les opérations effectuées dans le cadre de l’OMT ne devront pas entraîner de hausse de la liquidité sur le marché. (...).

Ces mesures apparaissent limitées et restrictives. Elles sont limitées car elles ne s’adressent qu’au marché secondaire, et uniquement aux titres dont la maturité n’excède pas trois ans. De ce point de vue, il faut signaler le danger de voir l’endettement des pays de la zone euro se déformer vers le cours terme si ces pays veulent avoir l’espoir de bénéficier des opérations d’OMT.

 

Elles sont également restrictives : non seulement elles sont accompagnées d’une conditionnalité stricte en matière de politique d’ajustement fiscal et budgétaire, mais elles doivent en plus se faire à masse constante de liquidité. Or, en raison de la récession dont pâtit la zone euro, les banques, mais aussi les entreprises, auront de plus en plus des besoins de financement qu’il faudra couvrir par des obligations. Dans les règles de la stérilisation, il faut donc s’attendre à ce que les taux d’intérêt se stabilisent pour la dette souveraine, mais augmentent sensiblement pour les agents privés. Ceci aura des conséquences très néfastes pour la croissance et conduira à amplifier la récession que nous connaissons déjà.

 

En dépit de ses rodomontades, Mario Draghi a été obligé de céder sur les deux points importants mis en avant ces derniers jours par les dirigeants de la Bundesbank.

 

D’une part, il accepte de lier les interventions de la BCE à une supervision des politiques fiscales et budgétaires, point sur lequel la Bundesbank avait d’emblée mis l’accent. Cette supervision signifie l’accroissement et la généralisation des politiques d’ajustement déjà menées en Grèce, au Portugal, en Irlande, en Espagne et en Italie, avec les résultats désastreux que l’on connaît, tant dans ces pays qu’à l’échelle de l’ensemble de la zone euro. Ces politiques ont pourtant fait la preuve de leur inefficacité et de leur nocivité : elles sont incapables de réduire significativement le déficit budgétaire et elles provoquent une dépression économique accompagnée d’une crise sociale qui prend dans les pays qui les appliquent une tournure tragique.

 

D’autre part, en acceptant que les interventions de la BCE se fassent à liquidité constante (principe de stérilisation), Mario Draghi a cédé devant les plus dogmatiques des responsables monétaristes de la Bundesbank qui ont remporté une victoire claire et nette.

 

Une fois que la satisfaction de voir bouger la BCE se sera dissipée, il faudra bien se rendre à l’évidence :

  1.  La crise de compétitivité interne à la zone euro - qui est en réalité la « mère » de la crise de la dette - n’est absolument pas affectée par ces mesures. Pire, en contribuant à élever le coût de l’argent et en impliquant une aggravation de la pression fiscale, elles vont rendre encore plus difficile la solution de cette crise pour les pays qui ont de sérieux problèmes de compétitivité
  2.  Ces mesures vont aggraver les politiques d’ajustement et enfoncer un peu plus la zone euro dans la récession, voire dans la dépression, rendant impossible en dernière analyse l’ajustement pourtant recherché.
  3.  Dans les semaines qui viennent, les marchés vont comprendre que ces mesures ne règlent rien. (....). Ceci viendra renforcer de manière considérable les pressions récessives et dépressives qui affectent de nombreuses économies.

Ces chefs d'Etat qui se recyclent dans le business :


finance,economie,société,politique l’interview,mario dragh

  

 

Le chomage a une histoire - YouTube :

Documentaire su la crise et le chômage depuis les années '70 et l'inefficacité des politiques suivies.

 

Chomage des jeunes : le gouvernement cherche la solution depuis 35 ans

blié le 29/08/2012 | 19:07 , mis à jour le 29/08/2012 | 20:24

Le taux de chômage des moins de 25 ans reste plus élevé que celui des autres tranches d'âge, en 2012. Et les gouvernements se cassent toujours les dents dessus. 

Le taux de chômage des moins de 25 ans reste plus élevé que celui des autres tranches d'âge, en 2012. Et les gouvernements se cassent toujours les dents dessus. 

(MARZARI / SIPA)

POLITIQUE - Cela fait trente-cinq ans que ça dure. Les gouvernements se succèdent et tentent tous d'enrayer le chômage des jeunes. De Raymond Barre à Jean-Marc Ayrault, les réponses apportées varient mais le problème persiste : le taux de chômage des moins de 25 ans reste plus élevé que celui des autres tranches d'âge. FTVi revient sur ces tentatives plus ou moins fructueuses.

 

1 1977 : l'acte fondateur

 

2 1984 : les premiers emplois aidés

 

Les socialistes sont au pouvoir, et désormais plus de 8% des Français sont au chômage. Le taux de chômage des moins de 25 ans explose à 21,3%. Le plus jeune Premier ministre de la République, Laurent Fabius, lance les TUC, les travaux d'utilité collective. Des contrats subventionnés dans les collectivités, les associations et les établissements publics. Le nom fait penser à des biscuits apéritifs, la droite ironise. Le gouvernement veut aussi miser sur la formation et y adjoint le SIVP, un stage d'initiation à la vie professionnelle.

 

Le nouveau Premier ministre Laurent Fabius adresse sa déclaration de politique générale aux députés le 24 juillet 1984 à l'Assemblée nationale à Paris.

Le nouveau Premier ministre Laurent Fabius adresse sa déclaration de politique générale aux députés le 24 juillet 1984 à l'Assemblée nationale à Paris.

( AFP / PHOTONONSTOP)

 

 

 

3 1986 : des charges en moins pour les entreprises

 

Quelque 19% des moins de 25 ans sont sans emploi. Le gouvernement Chirac lance un plan d'urgence pour l'emploi des jeunes. En fait, de simples allègements de charges en faveur du privé. 

 

Le Premier ministre Jacques Chirac, le 14 septembre 1986, à Paris.

Le Premier ministre Jacques Chirac, le 14 septembre 1986, à Paris.

(BRUNO LEVY / AFP)

 

 

 

4 1990 : les emplois aidés nouvelle version

 

 

Légère baisse du chômage puisqu'un peu plus de 15% des jeunes sont sans emploi. Michel Rocard remplace les TUC par les CES, les contrats emploi solidarité. Elargis à l'ensemble des demandeurs d'emploi, ils en conservent le principe. Ces contrats aidés s'appliquent aux collectivités locales, aux associations et aux établissement publics. Les employeurs bénéficient d'exonérations de cotisations sociales.

Le Premier ministre, Michel Rocard, prononce un discours lors du Xème congrès national du Parti socialiste, le 16 mars 1990, à Rennes.

Le Premier ministre, Michel Rocard, prononce un discours lors du Xème congrès national du Parti socialiste, le 16 mars 1990, à Rennes.

(AFP)

 

5 1993 : le "smic-jeunes"

Le taux de chômage franchit la barre symbolique des 10%. Celui des moins de 25 ans repart aussi à la hausse à plus de 21%. Edouard Balladur dévoile son CIP, le contrat d'insertion professionnelle. Il permet aux employeurs de ne payer les moins de 25 ans qu'à 80% du smic. Le projet provoque un tollé : des centaines de milliers d'étudiants et de lycéens manifestent. Le CIP est finalement enterré avant même d'avoir vu le jour. 

6 1997 : les emplois-jeunes

Le chômage atteint 10,7%. Son plus haut historique. Un jeune de moins de 25 ans sur cinq est sans emploi. Les socialistes revisitent le TUC. Ils en font un contrat de travail de cinq ans à temps plein réservé aux services publics et aux associations. Martine Aubry, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité de Lionel Jospin, lance les emplois-jeunes. La croissance est de retour. Le chômage repart à la baisse. 

Le Premier ministre Lionel Jospin (2e G) accompagné de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Martine Aubry (4e G), visitent l'usine de confiserie Lamy Lutti, le 05 juillet 1999 à Bondues (Nord), avant de signer le 200 000e emploi-jeunes.

Le Premier ministre Lionel Jospin (2e G) accompagné de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Martine Aubry (4e G), visitent l'usine de confiserie Lamy Lutti, le 05 juillet 1999 à Bondues (Nord), avant de signer le 200 000e emploi-jeunes.

(PHILIPPE HUGUEN / AFP)

 

7 2002 : les contrats-jeunes

Le chômage est retombé à 7,9%, celui des plus jeunes à 16%. La droite enterre les emplois-jeunes, jugés trop coûteux. Le Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin y substitue le contrat jeune en entreprise. Simple dispositif d'exonérations de charges, il suscite un effet d'aubaine. Un an plus tard, naît le Civis, le Contrat d'insertion dans la vie sociale : des jeunes, porteurs de projets à vocation sociale ou humanitaire, peuvent être embauchés pour trois ans dans des associations.

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (G) et le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo (C) visitent la Maison pour l'emploi, le 15 avril 2005 à Bonneville (Haute-Savoie).

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (G) et le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo (C) visitent la Maison pour l'emploi, le 15 avril 2005 à Bonneville (Haute-Savoie).

(JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

 

8 2006 : le CPE

Le chômage est reparti à la hausse à 8,8%. De nouveau un jeune actif sur cinq est sans emploi. Dominique de Villepin crée un contrat première embauche. Ce CPE, destiné aux moins de 26 ans, s'accompagne d'exonérations de cotisations patronales pendant trois ans. Il est assorti d'une "période de consolidation" de deux ans durant laquelle l'employeur peut rompre le contrat de travail sans en donner la raison. Bronca à gauche. Etudiants et lycéens manifestent. Lycées et universités sont occupés. Le CPE est retiré.

9 2008 : "Plan Marshall" pour les banlieues

Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon concentrent leurs efforts sur les quartiers populaires où 43% des jeunes actifs sont au chômage, avec une mesure phare : les contrats d'autonomie. Un an plus tard, en pleine crise économique, ils annoncent un "plan d'urgence" pour l'emploi des jeunes. Pendant le quinquennat, les déclarations volontaristes se multiplient. Mais en deux ans, le chômage des jeunes ne diminue que de 0,5%, et descend à 22,3%.

10 2012 : les "emplois d'avenirs"

Sur fond de nouvelle envolée du chômage, frisant désormais les 3 millions de chômeurs, le gouvernement Ayrault présente ses "emplois d'avenir". Une promesse de campagne de François Hollande. La mesure d'urgence est destinée aux jeunes non qualifiés des quartiers défavorisés. Quelque 150 000 emplois aidés de ce type devraient voir le jour d'ici 2014.

 

Benoît Zagdoun

 

 

cONCLUSION /

 

Les mesures présentées par Mario Draghi perpétuent ainsi l’erreur fondamentale d’analyse de la crise de la zone euro. En mettant l’accent sur la question de la liquidité - un accent fort contraint par les positions de la Bundesbank -, on « oublie » la crise de solvabilité. Cet oubli est révélateur d’une question de fond : l’aveuglement quant à la crise de compétitivité relative que l’on connaît dans la zone euro. En ne s’attaquant qu’aux symptômes et non à la cause de cette crise, la BCE contribue à la renforcer. Elle nous prépare, pour les mois qui viennent, des effondrements économiques et sociaux qui mettront très vite à mal le dogme de « l’irréversibilité de l’euro ».

 

Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK.  10 mai 1981, triste anniversaire ( source monde diplomatique)

 

 Il y a deux manières d’aborder une revendication sociale. La première consiste à additionner les difficultés pour justifier qu’on y renonce. La seconde à considérer qu’il s’agit d’une exigence de justice et que, si l’on fait le compte des obstacles, c’est avec la volonté de les surmonter », écrivait François Mitterrand en 1980 (1). Sept ans plus tard, pourtant, au terme du premier mandat du président socialiste, M. Lionel Jospin sonnait le glas du volontarisme politique qui avait marqué les premiers mois du gouvernement de gauche — nationalisation des banques et des grands groupes industriels, retraite à 60 ans, cinquième semaine de congés payés, augmentation des minima sociaux. Il annonçait en effet : « La période des grandes réformes ne se renouvellera pas (2).  »

 

« En définitive, la question n’est pas tant de savoir, trente ans après, si les socialistes ont « échoué » ou s’ils ont « réussi ». Ils ont échoué sur le front de l’emploi et sur celui de l’égalité sociale ( voir post ) . Ils ont réussi sur ceux de l’inflation et des taux de profit. Le problème, c’est qu’on attendait d’eux qu’ils livrent la première bataille, pas qu’ils remportent la seconde ». de Serge  Halimi  Une vidéo explicative sur les similitude  "Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale

 

Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?

- Perte de souveraineté populaire et dans une moindre mesure des gouvernements
- Risque de faillite des pays, donc aussi de la France
- Des organismes créer avec le capitalisme : les banques centrales, OMC, PACS dont le seul objectifs est de satisfaire le marché et de soutenir les industries capitalistes
- D'une crise de la régulation a une crise systémique
- La crise permanente du système capitaliste ou fonctionnement du capitalisme. Celle ci s'en retrouve accentué avec son déclin
- Une dette souveraine du a plusieurs causes : loi de 1973, la chute tendanciel des profits ( baisse des bénéfices, du pouvoir d'achat, des impôts, lois avantageuses pour les plus riches,....). Résultat depuis 30 ans, la balance commerciale est déficitaire et nous payons que les intérêts de la dettes. Nous hypothéquons l'avenir des prochaines générations
- Les politiciens ont perdu le contrôle de la situation.
Les espoirs de nouvelles mesures de soutien à l'économie de la part des banques centrales mondiales ont encore une fois soutenu les indices alors que l'actualité macro et microéconomique devient de plus en plus réduite à l'approche de la mi août.      

 

TSCG : le nouveau produit toxique de Goldman Sachs contre l’Europe, par Sydne93 

 

 un lien. Grèce : les dictateurs de l'UE exigent 6 jours de travail par semaine

 

 
"Toute vérité passe par trois stades :
En premier lieu on la ridiculise;
en deuxième lieu on s'y oppose violemment;
enfin on l'accepte comme si elle allait de soi."

Schopenhauer

 

 

Scoop : Six mois à l'avance, le résultat des négociations patronat-syndicats sur la "sécurisation de l'emploi"

Le ministère du Travail a transmis au patronat et aux syndicats un document d'orientation destiné à cadrer la négociation sur la sécurisation de l'emploi qui va s'ouvrir dans les jours prochains.
Sont mis sur la table: réforme du droit des licenciements économiques pour davantage sécuriser les procédures; élaboration d'une "flexisécurité" à la française pour parer aux licenciements économiques; encadrement des CDD via une tarification modulable à l'assurance chômage selon le type de contrat utilisé par une entreprise. Les partenaires sociaux ont jusqu'à la fin mars pour rendre leur copie.
Cliquer ici pour lire l'article de la Tribune à ce sujet. : "

 

 Photo : Scoop : Six mois à l'avance, le résultat des négociations patronat-syndicats sur la "sécurisation de l'emploi" : http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.fr/2012/09/scoop-six-mois-lavance-le-resultat-des.html

 

Le ministère du Travail a transmis au patronat et aux syndicats un document d'orientation destiné à cadrer la très vaste et ardue négociation sur la sécurisation de l'emploi qui va s'ouvrir dans les jours prochains. Tous les sujets - parfois tabous - sont mis sur la table: réforme du droit des licenciements économiques pour davantage sécuriser les procédures; élaboration d'une "flexisécurité" à la française pour parer aux licenciements économiques; encadrement des CDD via une tarification modulable à l'assurance chômage selon le type de contrat utilisé par une entreprise. Les partenaires sociaux ont jusqu'à la fin mars pour rendre leur copie."

 

Les chiffres de l'inflation sont déjà beaucoup plus élevés que ce qu'on nous dit !

On ne peut pas parler de tricheries. Simplement, les chiffres inflationnistes et leurs calculs font l'objet de "corrections" et "d'aménagements" qui sont finalement assez favorables à de nombreux gouvernements qui ne sont pas obligés de trop augmenter leurs fonctionnaires !...

En effet, comme vous le savez, les salaires de ces derniers sont plus ou moins indexés sur l'inflation officielle, et l'Etat serait obligé de débourser des milliards supplémentaires dans le cas d'un chiffre trop élevé. Sans compter qu'il vaut mieux prévenir tout risque de conflit social ! Et qui n'a pas remarqué, en faisant ses courses, que la hausse des prix est supérieure à 2,5% par an ?!


Lorsque l'INSEE et ses homologues au niveau international réalisent leurs calculs, ils accordent beaucoup trop d'importance aux gros achats comme ceux des voitures ou des appareils électroniques dont les prix baissent à long terme pour une technologie et une longévité supérieures (c'est très évident avec les voitures où le kilométrage est passé de 100 000 à 300 000 kilomètres).

S'il existe des baisses du prix de l'immobilier, elles sont prises en compte, alors qu'un locataire, par exemple, pourra au même moment voir le prix de son loyer s'accroître...

 

 

 

 

 

 

Nous sommes tous foutus !



Neil Barofsky, employé fédéral chargé d'auditer le programme TARP déclare que "les Etats-Unis sont carrément foutus". Le Huffington Post rapporte qu'il n'est pas le seul à recourir à un vocabulaire vigoureux pour décrire la situation des Américains :

"Christina Romer... ancienne présidente des conseillers économiques du président Obama, a déclaré à Bill Maher l'an dernier que les Etats-Unis étaient 'plutôt foutus' le soir où Standard & Poor's a dégradé la note obligataire du pays".

"Un autre officiel de Washington connu pour son langage coloré ? Nul autre que Tim 'j'ai été le secrétaire au Trésor le plus de transparent de toute l'histoire de ce pu***n de pays !'."

La semaine dernière sur un think thank financier, nous avons découvert que quoi que ce soit qu'il faille pour provoquer une pu***n de vraie reprise... avec une vraie pu***n de croissance... et de la vraie pu***n de prospérité... les banques centrales ne l'ont pas.

Tout ce qu'elles ont, c'est la capacité de manipuler les marchés du crédit... et imprimer plus d'argent. Si c'est tout ce qu'il fallait pour rendre les gens riches, pu***n, les habitants du Zimbabwe seraient les gens les plus prospère de toute cette pu***n de planète, suivis par les pu***n d'Argentins.

Nous découvrons à présent qu'en dépit d'efforts herculéens de la part des pu***n de banquiers centraux, une part de plus en plus grande de l'économie mondiale est néanmoins foutue. Les banques centrales ont doublé leurs  d'actifs (ainsi que les fondations de la masse monétaire mondiale) en quatre petites années. La Banque d'Angleterre a été particulièrement énergique ; elle a triplé ses pu***n d'actifs. Pourtant, la récession se poursuit au Royaume-Uni. Aux Etats-Unis, la pu***n de récession est peut-être déjà là. Si ce n'est pas le cas, elle est probablement juste au coin de la de rue.

Les ventes de McDonalds sont à un plus bas record. Si vous ne pouvez pas vous permettre un pu***n de BigMac, que pouvez-vous vous permettre ? David Rosenberg annonce que les commandes à l'exportation s'effondrent aussi. Les deux dernières fois que ça s'est produit, nous étions dans une pu***n de récession.

Nous avons également officiellement appris quela France est elle aussi dans une pu***n de récession.

 

 


10/09/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 32 autres membres